Le Corps Mémoire

Centre de ressourcement, mieux-être et connaissance de soi

Arrière plan théorique

Afin qu’il n’y ait pas de malentendu au moment de votre inscription à la formation d’accompagnant au mieux-être, voici quelques clés qui vous permettront d’appréhender le cadre théorique dans lequel se déroulera la formation et de vous y engager en toute conscience.

Le premier point est que nos représentations du monde sont très précoces. Elles s’originent depuis la conception et prennent racine avant même la conception à la fois dans le désir d’enfant de vos parents, le contexte familial et finalement le plus important votre propre désir d’incarnation.

Ces représentations créent le monde dans lequel nous vivons et agissent au présent en générant des habitudes, des évitements, des mal-êtres et des confrontations douloureuses aux réalités présentes. C’est ainsi que nous pouvons les connaître.

Pour autant le changement ne pourra avoir lieu qu’en intégrant dans notre vécu ce qui à une époque éloignée de notre développement a été perçu par le corps comme invivable. Ce vécu n’est pas accessible par l’analyse soit disant rationnelle, d’autant qu’il est la plupart du temps inconscient. Lorsque vous croyez connaître la cause de vos comportements actuels et de votre attitude face à la vie, vous pouvez être sûr(e) que vous vous trompez. Aucun mode explicatif ne viendra à bout de ce mal-être que vous ressentez. Il n’y a que l’acceptation totale des vécus que vous avez perçus comme invivables ou que vous avez cru devoir repousser parce qu’ils ne correspondaient pas aux pré-représentations que vous aviez de la vie incarnée.

C’est en prenant corps que vous commencez à percevoir la douleur. Avant le corps, il n’y a pas de douleur. Et c’est la confrontation à la douleur qui vous fait dire que c’était mieux avant ! La douleur crée la peur et la séparation de soi. C’est ce soi que nous cherchons à rejoindre dans la thérapie. L’idée que je ne peux pas vivre l’invivable est contrariée par le fait que j’ai vécu l’invivable. Cet invivable (douleur, trahison, manque, isolement, atrocités, confrontation à la mort etc.) est finalement humain. L’idée fausse de base est qu’un humain ne devrait pas pouvoir faire ça ! La réalité est qu’il le fait ! En choisissant la réalité, nous nous réconcilions avec notre propre humanité et tout ce qu’elle contient.

La manière la plus simple pour atteindre cette réconciliation est le revécu sensoriel (sans émotion). Cependant, ce revécu n’est pas toujours accessible d’emblée et nécessite une approche patiente et habile qui est justement l’objet de la formation.

Le second point est à la jonction de la conscience et de l’incarnation. Les circonstances (toujours douloureuses) de cette incarnation viennent nous informer sur notre projet de vie. Elles ne sont pas seulement des obstacles à notre bien-être, elles sont les clés inscrites dans la mémoire de notre corps qui nous permettrons de remonter à la source de notre intention de vivre.

Tout ce qui nous empêche d’avancer sur ce chemin de retour à nous-même est l’attachement à l’idée et au désir que « les choses » se soient passées autrement. En renonçant à cette idée, nous nous détachons progressivement de l’idée égotique que c’est nous qui menons le monde. Petit à petit nous acceptons non seulement les choses telles qu’elles sont mais il n’y a plus de choses. Nous sommes la vie. Tout est à sa place. Il n’y a plus à se séparer de ce qui est vécu et c’est le passage progressif du personnel à l’impersonnel.

L’ego est le rempart qui nous isole du monde. Il est souvent indispensable de dissoudre cet ego pour entrer dans la dimension spirituelle et au final devenir libre du psychologique.

A noter que cette formation ne vous mènera pas au titre de psychothérapeute. Il faudrait pour cela une formation en psychopathologie et une affiliation à une école reconnue de psychothérapie. Ce n’est pas la voie qui est proposée ici. D’une certaine manière nous visons au-delà du mieux-être, nous nous adressons à la personne dans toutes ses dimensions tout en reconnaissant que parfois la pathologie nécessite une approche différente, du domaine et de la compétence du psychologue ou du psychiatre.