La lettre du Corps Mémoire. Octobre 2009
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Aimer le mental - Prolongement, deuil et attachement. |
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La plupart du temps dans les écoles de psychothérapie ou les écoles spirituelles, le mental est un mal aimé. C'est celui qui nous éloigne de l'être... On ne voit pas à l'inverse, qu'il s'agit d'une faculté. La faculté d'échapper à soi. C'est une faculté à notre disposition qu'il est nécessaire de reconnaître. J'ai cet outil à ma disposition = je peux m'échapper. Et je peux remercier cet outil d'autant plus qu'il donne aussi des résultats dans la création et les productions concrètes, les objets qui nous entourent et les théories qui nous servent à appréhender le monde. Bien. Je remercie cet outil qui me sert à m'échapper quand j'en ai besoin. Cet outil qui me sert à me prolonger dans le temps et dans l'espace, à travers le stylo qui écrit, la parole qui se transmet, les jumelles pour voir plus loin, le téléphone, internet qui me permettent de communiquer, de m'informer, de partager. Le mental est un outil à travers lequel je me prolonge. Si je ne reconnaît pas cette capacité qu'il me donne, y compris à m'abstraire, j'aurai plus de mal à saisir la capacité inverse qui est de revenir à moi-même, revenir au présent. Ah super ! Je peux me sauver. Alors d'accord, je sais que j'ai cette possibilité, maintenant voyons ce qui se passe si j'utilise la capacité inverse. Hé bien, cette capacité de se prolonger existe aussi sans le mental ! Plutôt que de vivre dans le monde de mes représentations, je peux vivre dans le monde tel qu'il se présente. Je peux nager sans bouée, je peux faire du vélo sans les petites roues, je peux marcher sans béquille. Ce prolongement n'est pas remarqué en tant que faculté naturelle spontanée. Par contre, on peut remarquer plus facilement l'inverse : quand je me sens vulnérable, je peux remarquer que je me retire de la présence, de la sensation. Si une douleur survient, les muscles se crispent, le corps se fige, la respiration se bloque... Ce prolongement, c'est aussi une manière de tisser des liens. Des liens sociaux, affectifs, amoureux. Je me prolonge en l'autre, je m'investis (dans une relation). Eh bien, quand l'autre s'en va, je perds ce que j'avais placé en lui, d'une certaine manière du fait de ce prolongement. Ça s'en va avec lui et ça me manque. A deux, nous formions une totalité, j'étais entièrement moi. Il est parti, je suis amputé(e). Tous ces termes peuvent être interprétés bien entendu dans une théorie ou une autre. Mais, on peut aussi faire quelque chose de beaucoup plus simple. Plutôt que de croire que j'ai perdu une partie symbolique , le mieux serait de discerner cette faculté de prolongement, cette faculté de tisser des liens réels et non pas symboliques. La rupture de ces liens apporte une souffrance - non pas psychique, mais "physique" parce que ce lien, même s'il n'est pas visible, n'en est pas pour autant immatériel. Notre faculté de nous prolonger nous mène à connaître la souffrance. Mais c'est aussi notre manière d'explorer le monde. Nous en priver nous fait aussi souffrir. Dans cette faculté de se prolonger, il y a une réponse qui est attendue, une forme de réciprocité. Dans le monde des intentions, c'est tout naturel. Mais dans le monde de l'incarnation, c'est tout à fait différent. Les êtres incarnés qui nous voient naître, autrement dit nos parents, ont vécu eux aussi cette souffrance d'avoir à se nier eux-mêmes et sont devenus pour partie incapables de répondre au prolongement, à la tentative de communication spontanée que l'on pourrait appeler "l'être ensemble". Il y a donc une possibilité pour ceux qui cherchent de restaurer cette faculté pour reprendre pied sur l'ensemble du territoire de la conscience : ouverture et présence à ses propres sentiments, à sa profondeur, capacité d'empathie vis à vis du passé et du futur, c'est à dire prolongement dans les désirs qui nous ont donné naissance, dans les histoires auxquelles nous nous sommes attachés, mais aussi dans les conséquences de nos actes et dans les décisions à prendre en fonction de la connaissance des possibilités contenues dès à présent dans le futur. Et puis, il y a un autre lien à l'attachement. Celui-ci est contenu dans la physiologie. Encore une fois, nous ne sommes plus dans le symbolique, et c'est important car se situer dans le symbolique en appelle à une réparation symbolique, qui si elle ne se réalise pas frustre la personne qui fait pourtant tout ce qu'elle peut pour suivre les "bons" conseils qu'on lui donne, du genre : "il faut couper le cordon", "écrivez ce qui vous attache sur un papier que vous jetterez au feu purificateur" etc. Si l'on prend "attachement" au pied de la lettre (et non pas au pied du lit) et que l'on considère l'embryogenèse, il arrive que cette impression "je suis complet quand nous sommes deux" soit tout simplement l'expression d'une réalité physiologie passée, celle de cellules embryonnaires dont une partie a disparu en laissant à l'autre des sensations désagréables de durcissement, arrachement d'une partie de soi-même, mise en danger de la totalité (impression de mourir), avant finalement de redevenir un tout, une entité complète. Je ne parle pas ici par hypothèse, mais à partir des re-vécus de sensations dont il m'a été donné de suivre le déroulé en séance d'accompagnement. Simplement une réalité vécue très précocement qui revient à la surface de la conscience à partir des sensations corporelles pénibles qui se manifestent lors de situations de la vie actuelle perçues comme similaires : une séparation, une perte (un être cher, un emploi, une certaine forme de sécurité...). En sortant du symbolique, on restaure à la personne la possibilité de vivre la réalité de cette souffrance. Parce que ça fait vraiment mal. Et cela fera mal tant que je voudrai éviter cette douleur, tant que je replierai les antennes de mon prolongement à l'intérieur de moi-même. Cela me rappelle [V] qui tout d'un coup en séance s'écrie : "Ho, mais c'est là que j'habite ! (dans ce corps).
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Article : A l'écoute de nos sensations |
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Week-end bien-être : nouvelles adresses, nouveau site |
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Un week-end découverte bien être en Aveyron à partir de 55 Euros par personne.
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Auto-tipi : Apprendre à utiliser TIPI pour et par soi-même |
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Ces ateliers d'une journée permettent, tout en résolvant une difficulté émotionnelle personnelle (phobie, angoisse, inhibition ou autre), d'acquérir la technique et de l'utiliser pour soi de manière autonome pour se débarrasser de toutes les émotions inutiles qui viennent nous troubler au quotidien. Les ateliers peuvent aussi se dérouler chez vous ou près de chez vous. Il suffit de réunir 4 à 6 personnes intéressées et de définir une date ensemble. Pour plus d'information : www.enfiniraveclapeur.org/formation/
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Lectures : La guérison primale - A. Janov |
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Les mots ne suffisent pas. Comment libérer l'incroyable puissance des sentimentsPour ceux qui connaissent TIPI (la technique d'identification sensorielle des peurs inconscientes), la lecture de ce livre est tout à fait étonnante car on peut y trouver de nombreuses similitudes, ne serait-ce que du point de vue du vocabulaire employé. On y trouve aussi des différences. Tout d'abord le "revécu" que Janov appelle aussi "Primal" dans un sens identique. Revivre quoi ? La douleur. Il confirme aussi comme j'en faisais l'hypothèse que ce revécu n'est pas vivre à nouveau : "[la personne] devra revivre et ressentir cette douleur du traumatisme avec toute son intensité originelle. Je n'ai pas dit "ressentir à nouveau" car cette partie du souvenir n'a pas été entièrement ressentie originellement. [...] seule une partie des traumatismes très précoces peut être ressentie. Le reste est entreposé jusqu'à ce que nous puissions sentir de nouveau, dans un environnement propice." Autant parler de Corps Mémoire ! Ensuite le terme d'"empreinte". Pour tipi, l'empreinte est l'ensemble des sensations qui se manifestent dans une situation provocant un trouble. Empreinte sensorielle donc. Ici il s'agit plutôt d'une empreinte physiologique : "La notion d'empreinte est une clé de notre travail... Une fois qu'une expérience est imprimée neurochimiquement, nos connexions neuronales sont affectées de façon permanente... Il semble toutefois qu'il soit possible de modifier l'empreinte en revivant l'expérience en thérapie primale". Et la notion de "sentiment". Le traducteur du livre de Janov précise que ce terme doit être pris dans le sens de "ressentis", "sensations", bien qu'il arrive à la lecture d'exemples que la frontière entre sensation et sentiment soit plus floue qu'elle ne l'est pour Tipi. Au passage, c'est un point qui doit être éclairci pour les personnes qui souhaitent utiliser Tipi, car très souvent, il y a confusion entre sentiment, ressenti, émotion et sensation dans le vocabulaire courant. Il s'agit de s'intéresser à ce qui est ressenti (!) dans le corps ou par le corps, c'est à dire la sensation, les sensations. A la fois des sensations corporelles "je sens une boule ici" ou "je vois un truc bizarre", des impressions sensorielles : "je tombe !" ou "c'est vide autour de moi" mais pas "je sens que mon père est en colère". Là on n'est plus dans la sensation, malgré le verbe employé. Le bouquin de Janov est un gros bouquin qui ne se résume pas à ce que je viens d'écrire. Il y a en particulier une description et une cartographie des mécanismes neurochimiques à l'oeuvre. Mais je ne peux tout vous dire ici, je vous laisse lire par vous-même. Deux points ont cependant attiré mon attention. Le premier est que Janov parle de douleur - il est bien entendu question de vie ou de mort - en précisant que le manque d'amour est une douleur et que "le cerveau ne différencie pas les différents types de douleur : une douleur est une douleur quelle que soit son origine". C'est à dire, justement celle du manque d'amour. A explorer. Le second est que Janov prône un cheminement thérapeutique étape par étape qu'il argumente très bien à partir d'une représentation séquentielle ou "en couches", mais tout cela semble bien être contredit par l'expérience et les séances tipi où l'on atteint les "racines" (il s'agit là aussi d'une représentation) sans avoir besoin de passer par les feuilles, les branches, le tronc. Tout simplement parce que ce qui se vit et se sent est vécu et senti au présent et ne nécessite pas un parcours historique. C'est déjà là. Cependant certaines personnes semblent attachées à continuer à vivre ce qu'elles vivent, ne cherchent pas à changer alors que visiblement, elles souffrent. Elles semblent effectivement attachées à des éléments de vie, traumatisants pour certains et ne sont pas prêtes à s'en détacher. Il peut s'agir tout simplement d'une habitude, d'une manière de penser (elles supposent que le changement n'est pas possible) ou alors d'un intérêt supérieur. Une certaine manière d'être fidèle à leur souffrance. Il est alors utile d'interroger cet intérêt. En quoi est-il utile pour moi de continuer à avoir peur de nager en eau profonde alors que j'aime nager et que cela me prive ? Je rappelle qu'il n'y a pas de petite peur, de petite souffrance. Tout ce dont on se débarrasse ouvre de nouvelles perspectives (non, pas de stockage !). Encore faut-il l'avoir décidé, ou plus vraisemblablement avoir laissé la décision se prendre. Enfin le troisième point est qu'il faut absolument lire ce livre avant d'envisager de vous lancer dans une thérapie cognitive et comportementale (TCC). Je vous laisse découvrir pourquoi. La guérison primale. Arthur Janov. Éditions Alphée / Jean-Paul Bertrand. 2009.
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Anticancer - D. Servan-Schreiber |
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Dans ce livre, David Servan-Schreiber nous fait part de son expérience et de ses recherches personnelles pour lutter contre le cancer plus efficacement grâce à l'alimentation, à l'exercice physique, à la méditation et à l'apaisement des conflits émotionnels. Il prône au passage le toucher. David Servan-Schreiber apporte aussi une vision simplifiée, mais accessible du cancer et du terrain sur lequel il se propage. J'ai été particulièrement intéressé par le phénomène de l'angiogenèse. Des vaisseaux sanguins "poussent", attirés par la tumeur, et viennent alimenter ces cellules qui ne veulent pas mourir. Comme si ces vaisseaux se prolongeaient pour alimenter la création de cette matière vivante qu'est la tumeur. Encore une fois, une faculté du corps remarquable. Si on regarde ce phénomène comme une capacité, c'est à dire positivement malgré l'issue qui peut être fatale, on peut se demander quelle intention se situe là, à l'origine de cette distorsion. Quelle est la force qui peut produire de tels effets ? Et cela m'a rappelé une émission de télé il y a longtemps où est apparu Marty, ponte de la psychosomatique et auteur de "Mouvements de vie, mouvements de mort". Cet homme était probablement si gros et si moche que TF1 ne pouvait le laisser parler que quelques secondes. Il a juste eu le temps de dire : "La psychosomatique, c'est la perte". Je ne sais pas pourquoi l'émission durait deux heures, l'essentiel était dit. "Près de la moitié des femmes qui ont eu un cancer du sein sont convaincues que leur maladie est la conséquence d'un stress qu'elle n'ont pas su gérer - un avortement, un divorce, la maladie d'un enfant, ou la perte d'un emploi auquel elles tenaient". Autre extrait d'Anticancer : "Pour dire "je t'aime", les indiens Yanomami en Amazonie disent : "Ya pihi irakema", qui signifie "j'ai été contaminé par ton être"- Une partie de toi est entrée en moi, elle y vit et y grandit. Finalement le cancer recrée de la matière qui ne veut pas mourir à partir du prolongement de vaisseaux sanguins. Autrement dit, et sans aucune prétention scientifique, le cancer, c'est tu-meurs, mais je ne veux pas te laisser mourir et je te re-crée, je me prolonge en toi... au risque de te rejoindre. Je crois que la boucle est bouclée. Attachement, perte, refus de cette perte, prolongement et recréation. Anticancer. David Servan-Schreiber. Édition : Pocket (Robert Laffont 2007).
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Pour se réunir et échanger autour du Corps Mémoire |
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Vous n'êtes peut-être pas adepte de Facebook, moi non plus, mais il m'a été proposé de m'y inscrire et finalement pourquoi ne pas utiliser cet outil pour échanger ? J'ai donc créé un groupe à partir duquel vous pouvez témoigner, échanger, partager, poser des questions. Ce groupe est ouvert à tous. Je répondrai aux questions sur le forum dans la mesure de mes possibilités. Voici l'adresse : www.facebook.com/group.php?gid=131067598910 Il y a aussi un groupe concernant le massage Arts of Touch. Cela dit, ce terme pouvant porter à confusion dans les relations d'accompagnement, je ne souhaite pas être contacté pour devenir votre "ami". Merci de ne pas m'en tenir rigueur.
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Chèques cadeaux : conseils d'achat pour les fêtes |
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Quelle délicieuse idée et généreuse attention ! Un chèque cadeau pour un massage bien-être. De nombreuses offres existent sous forme de coffret-cadeau (Smartbox, Wonderbox, Happybox, guide des sensations... dans lesquels vous pourrez me retrouver d'ailleurs). Si vous appréciez le service rendu par votre praticien, faites lui un petit cadeau qui ne vous coûtera rien, achetez votre chèque cadeau auprès de lui directement. Vous paierez le même prix (voire moins cher) et lui recevra la totalité de sa prestation. La plupart proposent des chèques-cadeaux en ligne ou peuvent vous les envoyer sur simple appel. Pour ma part, je propose 3 formules avec massage Arts of Touch®, à partir de 35 euros, en fonction de la durée des séances. Les chèques cadeaux sont utilisables pour régler un séjour ou un week-end. Pour retrouver les lettres précédentes : http://www.le-corps-memoire.fr/corps_memoire/lettre.htm Si vous transférez cette lettre, veillez à supprimer le lien de désinscription en bas de page afin d'éviter des erreurs. Merci. |
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Lettre périodique du Corps Mémoire. Octobre 2009. www.le-corps-memoire.fr |